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par Thibaut & Loïc

En septembre dernier, c’était la dernière fois que j’achetais un vêtement chez Zara, H&M ou toute autre enseigne de la « fast fashion ».

Quelques semaines plus tard, j’ai fait le tri dans mon placard pour éliminer les produits qui contiennent de l’huile de palme. Adieu les biscuits de la marque Lu ou les crackers Belin pour l’apéro.

S’en est suivi, avec ma copine, une transition douce vers le vrac. La réduction de nos déchets. Moins de viande. Plus d’achats locaux. Des fruits et légumes de saison.

Petit à petit, j’aligne mes actes d’achat avec mes valeurs. Mais des fois je me dis, à quoi bon ?

Je suis certain que cette question vous a déjà traversé l’esprit. Dans un monde aussi anxiogène que le nôtre, baisser les bras peut très vite arriver.

En mai dernier, en parlant avec des amis, j’ai pris conscience pour la première fois de mon impact.

Après 2 mois de confinement, nous nous sommes réunis un samedi. L’occasion de déguster de délicieuses crêpes. Et vous savez quoi ?

Un pot de pâte à tartiner sans huile de palme avait remplacé l’habituel pot de Nutella.

En y réfléchissant, je me suis rendu compte que pratiquement tous mes proches avaient délaissé le Nutella pour des alternatives sans huile de palme (big brother is watching you les copains !).

Chaque fois que je parle de mon combat contre l’huile de palme à quelqu’un, je plante sans le savoir, une graine dans son esprit.

À moi seul, j’ai réussi à convaincre au moins 10 personnes. Qui à leur tour, j’en suis sûr, réussiront à en convaincre 10 autres. Et ainsi de suite.

En creusant le sujet, plusieurs théories démontrent qu’un changement de paradigme est souvent le résultat d’un effet « boule de neige » :

Si un petit groupe de personnes convaincues d’une idée agit face une majorité qui elle est « neutre », c’est l’idée du petit groupe convaincu qui l’emportera.

L’exemple de l’huile de palme est frappant. Aujourd’hui des alternatives existent pour n’importe quel produit. Pâte à tartiner, bouillons, cosmétiques… Esquiver l’huile de palme, c’est possible.

Alors, si une minorité de personnes anti-huile de palme se bat, la majorité neutre suivra le mouvement. Avec ou sans huile, peu importe pour eux, pourvu qu’on les laisse tranquille !

Mai 2020 : nous sommes une poignée à nous battre. Mais demain, nous serons des millions à tourner le dos aux marques qui utilisent (encore) de l’huile de palme.

Mais comment propager l’idée que l’huile de palme doit être bannie de la grande consommation, me direz-vous ?

  1. Écouter pour comprendre. « Tu as un pot de Nutella dans ton placard. Très bien, mais pourquoi ? Parce que tu aimes le goût ? D’accord, mais tu es au courant de l’impact de l’huile de palme sur la forêt tropicale ? » L’empathie est la clé de n’importe quel combat. Avant de vouloir convaincre, il faut comprendre les raisons qui motivent la consommation.
  2. Expliquer pour convaincre. En parlant avec mes proches, je me suis vite rendu compte que le greenwashing des grandes marques est plus qu’efficace. Le meilleur moyen pour déjouer les messages des industriels est d’exposer la réalité du terrain. Vos proches seront toujours plus sensibles à quelque chose qui se passe devant leurs yeux, plutôt qu’à des concepts flous et lointains. Je vous conseille cette vidéo du grand JD et celle-ci du média Brut.
  3. Présenter des alternatives. Rien ne sert de dénoncer des problèmes si aucune solution n’est apportée ! Problèmes concrets : actions concrètes. En quelques clics, vous pouvez présenter à vos proches les alternatives qui existent. Le site i-boycott propose par exemple, pour chaque produit boycotté, une alternative éthique. OpenFoodFact est aussi un moteur puissant pour repérer les produits avec et sans huile de palme.

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