5 ans pour co-fonder 20 entreprises à mission

5 ans pour co-fonder 20 entreprises à mission

Il y a 2 ans, nous déclarions la guerre aux entreprises irresponsables. Révoltés par le sabotage écologique et social qu'ils opèrent dans l'ombre depuis des années, nous voulions leur montrer que le monde qu'elles défendent n'est pas le nôtre ; que face à la crise écologique, ce n'est pas à nous de craindre la fin du monde, mais aux entreprises irresponsables de craindre la fin du leur.

Si à l'époque nous n'avions qu'une idée grossière de notre plan de bataille pour les années à venir, notre vision pour créer une famille de produits sains et éthiques est maintenant claire :

d'ici 5 ans nous souhaitons avoir co-fondé 20 entreprises à mission, qui répondent aux plus grands enjeux de notre époque

Notre vision de la grande consommation 

Dans l'inconscient collectif les grandes entreprises sont responsables de nombreux problèmes qui touchent notre société. Et c'est souvent à juste titre.

L'année dernière Coca-Cola a écoulé 100 milliards de bouteilles en plastique. Nutella produit chaque jour 1 million de pots remplis d'huile de palme "durable". Combien de ces bouteilles finiront dans l'océan ? N'y avait-il pas une forêt luxuriante avant les champs d'huile de palme "durable" ?

C'est pour limiter les dommages collatéraux des grandes entreprises que des associations sont créées chaque année dans le monde.

Dans la lutte contre la déforestation ou la pollution plastique, malgré des victoires, les projections scientifiques restent décourageantes : en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. D'ici 10 ans, les orangs-outans auront complètement disparu de la nature.

De nombreuses associations de terrain n'ont pas assez de ressources pour mener des actions de grande envergure. Pour démultiplier leurs forces, trouver des financements stables et réguliers est plus qu'essentiel. En bref, les assos ont besoin d'argent, et vite !

L'exemple de Kalaweit, l'association liée à vie à Papa Outang, est frappant. Kalaweit lutte activement en Indonésie, 3ème forêt tropicale du monde après l'Amazonie et la forêt du bassin du Congo, pour freiner la déforestation depuis plus de 20 ans.

Pour faire face aux industriels de l'huile de palme, elle achète des hectares de forêt tropicale pour les transformer en réserves naturelles. Une stratégie imparable, mais qui a un coût. Racheter 10 000m2 de forêt coûte en moyenne 900€.

Entre 1990 et 2019, plus de 10 000 000 d'hectares ont été consacrés à la culture d'huile de palme, projetant l'Indonésie au rang de 3ème pays émetteur de gaz à effet de serre dans le monde en 2006, juste derrière les États Unis et la Chine, du fait des émissions causées par les feux de forêt. 193 espèces d'animaux sont aujourd'hui menacées d'extinction à cause de la déforestation en Indonésie.

Avec une demande en huile de palme qui devrait encore doubler d'ici 2050, le combat pour les associations de terrain comme Kalaweit est une course contre la montre.

Pour Chanee, le créateur de Kalaweit, "l'heure n'est plus aux études environnementales, il faut agir vite pour sauver ce qui peut encore l'être". Et pour sauver la forêt, il est urgent de créer des réserves. Ce qui nécessite de gros investissements humains et immobiliers.

Dans un monde où le leader de la pâte à tartiner donnerait 10% de ses bénéfices à l'association, il contribuerait à ralentir la déforestation en Indonésie de 22% par an.

Si l'avenir de notre planète est une simple histoire d'argent, allons le chercher là où il est !

En 2019, la grande distribution française représentait 190 milliards d'euros de chiffre d'affaires. L'année dernière Nutella assure avoir gagné un million de clients grâce au confinement. La grande distribution ne connaît pas la crise, même en temps de pandémie mondiale.

Beaucoup de grandes marques, symboles de notre société de consommation, se sont bâties sur l'idée que profit et protection de l'environnement sont incompatibles. Pire encore : pour ces entreprises, multiplier ses bénéfices, c'est aggraver des problèmes sociaux ou écologiques.

Si je déforeste pour diluer mon produit avec une huile à bas prix, je réalise plus de bénéfices. Si je remplace mes bouteilles en verre consignées par des bouteilles en plastique qui finiront dans l'océan, je réalise plus de bénéfices.

Opérer une transition écologique coûte cher pour une grande entreprise, ou plutôt, n'en rapporte pas assez sur le court terme. Alors pour s'en sortir face à des citoyens qui attendent d'eux des solutions concrètes, elles se réfugient derrière des transitions de façade.

La crise écologique et sociale que nous traversons est pourtant une opportunité incroyable. Les entreprises ont plus que jamais besoin de sens, les associations ont plus que jamais besoin d'argent.

Dans le monde de la consommation, entreprise et association ont le pouvoir de créer de la valeur partagée. La valeur partagée, c'est créer de la valeur sociale et de la valeur économique en même temps. Lorsqu'une entreprise résout un problème en vendant un produit, elle réalise un bénéfice qui permet à cette solution de croître.

Notre objectif : co-fonder 20 entreprises à mission d'ici 5 ans

Papa Outang a protégé 135 000m2 de forêt avec l'association Kalaweit après seulement 1 an. Une goutte dans la lutte contre la déforestation, qui nous aura néanmoins permis de valider la pertinence du tandem entreprise-association.

Ces deux dernières années nous aurons aussi appris a lancer un produit de grande consommation de A à Z. Et nous voulons aujourd'hui mettre nos connaissances au service d'entrepreneurs qui souhaitent dupliquer le modèle de Papa Outang.

En identifiant des opportunités de création de valeur partagée, nous sommes convaincus que nous pourrons apporter des réponses concrètes aux défis écologiques et sociaux qui se dressent devant nous.

D'ici 5 ans, nous espérons ainsi pouvoir remplir le caddie des français avec des produits liés à vie à des associations de terrain. Une pâte à tartiner qui protège la forêt, un soda qui nettoie les océans, une viande végétale qui soutient les agriculteurs dans le besoin. Les possibilités sont infinies.

L'aventure commence dès aujourd'hui avec la création d'un soda engagé

Dans la même lignée que Papa Outang, nous souhaitons nous attaquer au premier pollueur plastique de la planète : Coca-Cola. Ces 90 prochains jours seront dédiés à la co-création d'une alternative liée à vie à une association qui protège les océans.

Un pied de nez aux entreprises polluantes du secteur des "soft-drinks" qui continuent de produire des tonnes de bouteilles en plastique chaque jour.

À ce stade nous avons identifié l'opportunité de création de valeur partagée (un tandem entreprise-association pertinent), posé le concept général et déposé le nom de la marque.

La prochaine étape est d'élaborer un cahier des charges collaboratif de la boisson. Si vous souhaitez vous impliquer dans la co-création de la marque et du produit, vous pouvez rejoindre le groupe whatsapp dédié (en élaborant avec nous le cahier des charges).

Participer à l'élaboration du cahier des charges du soda engagé

Ces 3 prochains mois seront pour nous l'occasion de "crash-tester" le modèle de startup-studio, vision initiale du projet Sensei Family. Pour chacune de nos idées, nous rechercherons un ou plusieurs co-fondateurs. Ils seront accompagnés du financement initial jusqu'à l'indépendance financière de l'entreprise.

En septembre, si l'expérience des 90 prochains jours est probante, nous publierons la liste des 5 prochains secteurs dans lesquels nous avons observé un haut potentiel de création d'entreprises à mission.

En attendant, vous pouvez d'ores et déjà postuler pour devenir le ou la co-fondatrice de notre soda engagé

→ Postuler pour devenir co-fondateur (BIENTÔT !)


1 commentaire

  • Hélène

    S’attaquer à Coca-Cola ? David contre Goliath ? Bravo, très courageux, et le concept entreprise-association est convaincant. Peux pas être cofondatrice, ni participer par Whatsapp, mais si vous m’indiquez un autre moyen, oui volontiers.


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